Avec WAGNER, MOZART et HAYDN : vers une immersion germanique

(« AU CAP DE L’AN 2000, LES DEBUTS INTERNATIONAUX » – TEMPS 3)

A l’occasion de ce nouveau défi, je serai donc amené à m’ouvrir à l’univers de Richard WAGNER. Ces émotions profondes, liées à des sonorités musicales et vocales sans précédents, me propulsent dans ce qu’il faut bien appeler une ambition nouvelle : celle de prêter ma voix – un jour, qui sait ? – aux rôles-titres de ce compositeur.

Mais chaque chose en son temps : à cette époque là, l’urgence commande surtout …d’attendre ! Il s’agit pour l’heure de soigner et façonner l’instrument en s’appuyant sur le répertoire du moment. MOZART et HAYDN deviennent, par le truchement de leurs œuvres, mes principaux formateurs !

En Autriche, je reprends Tamino à l’Opéra de Klagenfurt. La Première Dame est interprétée par une certaine Anja KAMPE encore à ses débuts. J’entame alors une collaboration avec le Chef Adam FISCHER – une référence dans la connaissance de l’œuvre de HAYDN – au Haydn Festival du Schloss Esterhazy, à Eisenstadt : je suis alors le Comte Errico dans La Vera Costanza. Peu de temps après, je retrouve Adam FISCHER à Budapest, dans La Création.

De son côté, le Stadttheater de Freiburg im Breisgau me propose une extraordinaire trilogie mozartienne, dans les rôles successifs de Mitridate, Idomeneo et Lucio Silla. S’ouvre alors une nouvelle étape, où les noms prestigieux s’enchaînent comme des perles sur un collier. Je collabore ainsi avec le MDR Sinfonieorchester de Leipzig sous la direction de Fabio LUISI dans le Benvenuto Cellini de BERLIOZ, donné à Weimar. De même, je chante MOZART à la Philharmonie de Berlin avec le Berliner Symphoniker. Sous la direction de Fabio BIONDI, enfin, j’interprète Tobias dans Il ritorno di Tobias de HAYDN à l’Accademia di Santa Cecilia de Rome.