Paris encore, entre Bastille, Garnier et les Champs-Elysées !

(« LA CARRIERE… ET PUIS QUELQUES « TEMPLES » » – TEMPS 1)

Après ce très riche épisode viennois, c’est Paris qui me rappelle à elle. De nouveaux défis dans des rôles de premier plan viennent à s’imposer avec, en 2012 tout d’abord, le célèbre Théâtre des Champs-Elysées. J’y reprends le rôle de Ferrando dans Cosi fan tutte. A l’Opéra de Paris, je fais la connaissance de son nouveau directeur musical, mon compatriote Philippe JORDAN, une belle rencontre.

Puis l’occasion m’est donnée d’approfondir encore le rôle de Don Ottavio à l’Opéra Bastille dans une mise en scène de Michaël HANEKE. L’enthousiasme avec lequel le public accueillera cette interprétation m’apporte une profonde émotion et fera de cette production l’un des points-phares sur mon chemin artistique : je vivrai cette reconnaissance comme un puissant encouragement. Mieux : à l’échelle spécifique du rôle d’Ottavio, je prends alors conscience d’avoir – avec l’aide d’un chef et d’un metteur en scène d’exception – su donner sa pleine richesse à un personnage de Don Ottavio trop souvent injustement relégué au statut de « faire-valoir » vaguement ennuyeux  de Donna Anna. Depuis ces soirées parisiennes, je pense pouvoir affirmer que ce personnage m’habite et m’accompagne, au fil des très nombreuses occasions qui m’ont été données – et me seront données encore, je l’espère – de l’incarner !

La collaboration s’étendra avec Philippe JORDAN dans Rheingold où j’interprète Froh, puis Belmonte dans une prise de rôle à l’Opéra Garnier pour L’Enlèvement au Sérail, dans une mise en scène de Zabou BREITMAN (sa première à l’opéra).